Transmission de patrimoine au Luxembourg, holding familiale, succession et donation de parts.
Au Luxembourg, la transmission en ligne directe est exonérée de droits de succession dans la limite de la part légale, et une holding familiale permet de transmettre des parts plutôt que des actifs épars. Financial Services Luxembourg structure la détention, tient les comptes qui fixent la valeur des titres et prépare le dossier du notaire. FSL assure la structuration, l'administration et le reporting ; les testaments, donations et actes notariés sont coordonnés avec notre réseau de notaires et d'avocats partenaires.
Réponse sous 24 h · NDA sur demande avant tout document confidentiel
La transmission de patrimoine organise, du vivant du détenteur, le passage d'actifs familiaux à la génération suivante : véhicule de détention (holding, SPF), donation ou démembrement de parts, gouvernance et reporting. Au Luxembourg, les donations, les testaments et la déclaration de succession relèvent du notaire ; le comptable autorisé prépare la structure, la valeur des titres et les registres.
Droits de succession et de mutation par décès (loi modifiée du 27 décembre 1817) et droits d'enregistrement sur les donations, barèmes publiés par l'AED ; réserve héréditaire du Code civil luxembourgeois ; règlement (UE) 650/2012 sur la loi applicable aux successions ; articles 750 ter et 784 A du CGI français pour les héritiers résidents de France.
À retenir
- En ligne directe, la part légale est exonérée de droits de succession au Luxembourg ; seule la part reçue au-delà est taxée.
- Un héritier domicilié en France au moins six ans sur les dix dernières années reste imposable en France sur tout ce qu'il reçoit (article 750 ter du CGI) : l'installation du parent au Luxembourg ne suffit pas.
- Transmettre des parts de holding, et non des actifs un à un, simplifie l'acte, le démembrement et le partage entre enfants.
- La valeur des titres transmis se prouve par des comptes approuvés et déposés : c'est le travail du comptable, avant celui du notaire.
- Financial Services Luxembourg structure, chiffre et documente ; testaments, donations et déclaration de succession sont établis par le notaire.
Pour aller plus loin : société holding au Luxembourg et family office au Luxembourg.
Qui paie des droits de succession au Luxembourg ?
Les droits de succession frappent la succession d’un habitant du Luxembourg sur ses biens meubles et immeubles, hors immeubles situés à l’étranger. En ligne directe, la part légale est exonérée ; la part reçue au-delà est taxée. Le conjoint est exonéré sous conditions. Un non-résident doit seulement les droits de mutation par décès sur ses immeubles luxembourgeois.
Comment transmettre une holding familiale au Luxembourg ?
La holding détient les actifs et les parents transmettent des parts, par donation notariée ou par succession, avec ou sans réserve d’usufruit. La valeur des parts se fonde sur les comptes approuvés de la holding ; registre des associés et registre des bénéficiaires effectifs sont mis à jour après l’acte. Le comptable prépare le dossier, le notaire reçoit l’acte.
Un parent installé au Luxembourg évite-t-il les droits de succession français à ses enfants ?
Non dans la plupart des cas. L’article 750 ter du CGI impose en France tout ce que reçoit un héritier domicilié en France au moins six ans sur les dix années précédant le décès, où que soient les biens. Les biens situés en France restent imposables en France. Aucune convention France-Luxembourg ne couvre les successions.
Quels droits de succession s'appliquent au Luxembourg ?
Au Luxembourg, les droits de succession s'appliquent à la succession d'un résident sur l'ensemble de ses biens, hors immeubles à l'étranger, et la part légale transmise en ligne directe en est exonérée. Le Luxembourg distingue en effet deux impôts. Les droits de succession visent la succession d'une personne qui avait son dernier domicile au Luxembourg : ils portent sur l'ensemble de ses biens meubles et immeubles, à l'exception des immeubles situés à l'étranger.
Les droits de mutation par décès visent la succession d'un non-résident et ne portent que sur ses immeubles situés au Luxembourg. Les deux reposent sur la loi modifiée du 27 décembre 1817 et sur les barèmes publiés par l'Administration de l'enregistrement, des domaines et de la TVA (AED).
En ligne directe, descendante comme ascendante, la part légale, celle que la loi attribue à l'héritier en l'absence de testament, est exonérée. Ce que l'héritier reçoit au-delà, par testament ou par legs, est taxé. Le conjoint survivant et le partenaire dont le partenariat est inscrit depuis au moins trois ans bénéficient aussi d'une exonération, sous conditions tenant notamment aux descendants communs. Entre frères et sœurs, puis oncles et neveux, puis personnes sans lien de parenté, le taux monte par degré et des majorations s'ajoutent sur les parts les plus élevées.
La déclaration de succession est déposée auprès de l'AED, par les héritiers ou par le notaire qu'ils mandatent, et suppose un inventaire valorisé. C'est là que les comptes annuels d'une holding, approuvés et déposés, font gagner du temps et évitent une discussion sur la valeur.
Pourquoi créer une holding familiale pour transmettre un patrimoine ?
Une holding familiale permet de transmettre des parts sociales plutôt qu'une liste d'actifs : un seul objet, divisible, que l'on donne par tranches, démembre ou encadre par un pacte. Une famille qui détient directement un portefeuille, des participations et de l'immobilier transmet autant d'actifs qu'il y a de lignes : chaque bien suit ses propres règles de forme, de valorisation et de publicité. Placés dans une société holding, ces actifs deviennent des parts sociales : un seul objet à transmettre, divisible à l'unité, que l'on peut donner par tranches, démembrer ou soumettre à un pacte.
Le véhicule dépend des actifs. La SOPARFI convient aux participations et à l'immobilier détenu par des filiales ; la SPF est réservée aux actifs financiers d'investisseurs personnes physiques et exclut toute activité commerciale. Le comparatif SOPARFI ou SPF tranche critère par critère. Une holding de tête qui coiffe des sous-holdings par classe d'actifs permet ensuite de transmettre une branche à un enfant sans toucher aux autres.
La holding ne supprime pas les droits de succession et n'est pas un outil d'évitement : elle rend la transmission exécutable, documentée et conforme. Un héritier résident de France, par exemple, reste imposable en France sur les parts qu'il reçoit, selon les règles décrites plus bas.
Donation de parts et démembrement : que doit enregistrer la holding ?
La donation de parts de holding avec réserve d'usufruit se fait par acte notarié : les parents donnent la nue-propriété, gardent les dividendes et le droit de vote prévu par les statuts, et les enfants deviennent pleins propriétaires au décès sans nouvel acte. Le don manuel ne convient pas à des titres nominatifs.
Dans la holding, trois écritures suivent l'acte : la mise à jour du registre des associés, qui distingue usufruitier et nu-propriétaire, la déclaration au registre des bénéficiaires effectifs si les seuils de contrôle changent, et, le cas échéant, l'adaptation des statuts ou du pacte sur la répartition des droits. Un démembrement absent des registres est la première source de litige au moment du décès.
Les droits d'enregistrement dus sur une donation notariée dépendent du lien de parenté et sont perçus par l'AED. L'opportunité de donner plutôt que de laisser hériter, et le calendrier des donations, relèvent du conseil du notaire et de l'avocat : nous fournissons la valeur des parts et les scénarios chiffrés qui permettent de décider.
Quelle valeur retenir pour les parts d'une holding transmise ?
La valeur des parts d'une holding transmise se calcule à partir de l'actif net comptable corrigé : participations et immeubles sous-jacents à leur valeur réelle, dettes et engagements hors bilan déduits, puis ajustement pour une participation minoritaire ou une clause d'agrément. Qu'il s'agisse d'une donation ou d'une déclaration de succession, l'acte porte cette valeur, et elle engage les héritiers vis-à-vis de l'administration.
Cette construction suppose des comptes annuels approuvés et déposés, des participations réévaluées sur pièces et, lorsque la holding coiffe plusieurs entités, des comptes consolidés qui donnent une lecture d'ensemble. Nous préparons ce dossier de valorisation et le remettons au notaire : un chiffre documenté se discute peu, un chiffre estimé se conteste.
Succession France-Luxembourg : quel pays taxe les héritiers ?
Dans une succession France-Luxembourg, la France taxe tout ce que reçoit un héritier domicilié en France au moins six ans au cours des dix années précédant le décès, où que soient les biens : un parent installé au Luxembourg ne met donc pas ses enfants restés en France à l'abri. L'article 750 ter du Code général des impôts distingue trois situations. Si le défunt était domicilié en France, tout est imposable en France.
Si le défunt était domicilié hors de France et que l'héritier a été domicilié en France au moins six ans au cours des dix années précédant le décès, tout ce que reçoit cet héritier est imposable en France, où que soient les biens. Dans les autres cas, seuls les biens situés en France restent imposables en France.
La France et le Luxembourg n'ont pas conclu de convention en matière de successions ni de donations ; la convention du 20 mars 2018 ne couvre que les impôts sur le revenu et sur la fortune. La double imposition se traite par l'imputation prévue à l'article 784 A du CGI, limitée aux droits payés à l'étranger sur des biens situés à l'étranger. Un immeuble en France, ou les titres d'une société à prépondérance immobilière française, restent dans l'assiette française quel que soit le montage.
Pour un chef d'entreprise français, la comparaison honnête inclut le pacte Dutreil (article 787 B du CGI) : son exonération partielle de la valeur des titres transmis est souvent plus efficace qu'un changement de résidence. Ce volet fiscal français relève d'un avocat fiscaliste ; nous préparons les données patrimoniales qui lui permettent de comparer les scénarios. L'installation au Luxembourg elle-même, permis de séjour et résidence fiscale, est traitée sur la page visa investisseur.
Quelle loi s'applique à la succession d'un résident luxembourgeois ?
La loi de la dernière résidence habituelle du défunt régit l'ensemble de sa succession, en vertu du règlement (UE) 650/2012 applicable aux successions ouvertes à partir du 17 août 2015, sauf choix par testament de la loi de sa nationalité. Un Français résident au Luxembourg voit donc sa succession régie par le droit luxembourgeois, à moins d'avoir opté pour le droit français.
Les deux droits connaissent une réserve héréditaire au profit des enfants, mais n'en fixent pas les parts de la même manière, et le choix de loi ne modifie pas la fiscalité : il porte sur qui hérite de quoi, pas sur qui paie quoi. L'analyse de ce choix relève du notaire et de l'avocat ; nous en tirons les conséquences dans la structure, par exemple sur la répartition des parts entre branches familiales.
Comment organiser la gouvernance d'une holding familiale ?
La gouvernance d'une holding familiale se fixe avant la transmission, dans un pacte d'associés : clauses d'agrément, de préemption et de sortie, rôles des gérants familiaux et, s'il y a lieu, d'un administrateur indépendant qui arbitre, calendrier des assemblées et des distributions, information des associés non gérants. Sans ces règles, une holding transmise à plusieurs enfants devient une indivision déguisée.
Notre rôle est documentaire et opérationnel : tenue des registres, convocations et procès-verbaux, reporting consolidé lisible par des associés non financiers, suivi des obligations annuelles. Le family office prolonge ce dispositif lorsque la famille centralise plusieurs véhicules. La rédaction du pacte reste l'affaire de l'avocat.
Combien coûte une structure de transmission au Luxembourg ?
Une structure de transmission se paie en deux temps : la mise en place (constitution ou réorganisation de la holding, apport des actifs, acte notarié, pacte), puis le fonctionnement annuel (comptabilité, comptes annuels, déclarations fiscales, taxe d'abonnement pour une SPF ou impôt sur la fortune minimum pour une SOPARFI, registres, assemblées). Les honoraires du cabinet figurent dans la grille SOPARFI et sont rappelés en bas de page ; les émoluments du notaire et les droits d'enregistrement s'y ajoutent.
Le bon indicateur n'est pas la première année mais le cumul sur la durée de détention, rapporté à ce que la structure évite : actes multiples, indivision, valorisation contestée, double imposition non imputée. Nous chiffrons ce comparatif avant de constituer quoi que ce soit, et il arrive que la conclusion soit de ne rien créer.
Qui fait quoi dans une transmission de patrimoine au Luxembourg
| Intervenant | Ce qu'il fait | Ce qu'il ne fait pas |
|---|---|---|
| Notaire | Testaments, donations, déclaration de succession, actes de société | Tenue des comptes, valorisation des titres, reporting |
| Avocat | Choix de loi, réserve héréditaire, pacte d'associés, fiscalité française | Actes authentiques, comptabilité des véhicules |
| Comptable autorisé (Financial Services Luxembourg) | Architecture de détention, valorisation des parts, registres, comptes et déclarations, coordination | Testaments, donations, conseil juridique, actes notariés |
| Banque privée, assureur | Gestion des avoirs, contrats d'assurance-vie, crédit | Structure sociétaire, actes, déclarations fiscales de la holding |
Sources : textes officiels cités dans la page. Synthèse : Financial Services Luxembourg, comptable autorisé.
Pour qui
- Familles qui préparent la transmission d'une entreprise ou d'un portefeuille de participations
- Résidents luxembourgeois dont les héritiers vivent en France, en Belgique ou en Allemagne
- Entrepreneurs qui organisent la gouvernance d'une holding entre plusieurs enfants
- Family offices qui centralisent les véhicules d'une famille au Luxembourg
Ce que nous faisons
- Architecture de détention : holding, SPF, sous-holdings par classe d'actifs
- Valorisation des parts transmises, à partir des comptes approuvés et consolidés
- Registres des associés et des bénéficiaires effectifs après donation ou démembrement
- Reporting consolidé et documentation de la gouvernance familiale
- Préparation du dossier chiffré pour le notaire et l'avocat, coordination des intervenants
Délais estimatifs
Préparer la transmission de votre patrimoine ?
Première réponse sous 24 heures ouvrées, par un conseiller identifié. Devis ferme sous 48 heures ouvrées après cadrage du périmètre. NDA sur demande avant tout document confidentiel.
Checklist KYC : les pièces à préparer
Recevez par e-mail la checklist des pièces et les modèles contractuels du cabinet, sur simple identification. Liens personnels, valables 30 jours.
Le processus, étape par étape
Cartographie
Inventaire des actifs, des véhicules existants et des héritiers, avec leur résidence fiscale : c'est elle qui décide du pays d'imposition.
Architecture
Choix du véhicule (SOPARFI, SPF, sous-holdings), apport ou cession des actifs, projet de pacte d'associés rédigé par l'avocat.
Chiffrage
Valorisation des parts sur comptes approuvés, scénarios de donation ou de succession, pièces remises au notaire.
Exécution et suivi
Acte notarié, mise à jour des registres et du RBE, comptes annuels, reporting et calendrier des obligations.
Sources officielles et vérification
Cette page est publiée sous la responsabilité éditoriale de Mickaël LOC, pour Financial Services Luxembourg (autorisation d’établissement 10077274). Les règles citées doivent être vérifiées auprès des administrations compétentes, au regard de la situation concernée.
Questions fréquentes
Rédigez-vous les testaments ou les donations ?
Non. Ces actes sont établis par le notaire. Financial Services Luxembourg prépare la structure de détention, la valorisation des parts et les registres, puis remet le dossier chiffré au notaire et à l'avocat.
Les enfants paient-ils des droits de succession au Luxembourg ?
Pas sur la part légale : en ligne directe, ce que la loi attribue à l'enfant en l'absence de testament est exonéré de droits de succession. La part reçue en plus, par testament ou legs, est taxée selon le barème de l'AED. Un enfant résident de France peut en revanche être imposé en France sur l'ensemble de ce qu'il reçoit.
Un parent installé au Luxembourg évite-t-il les droits de succession français à ses enfants ?
Rarement. Si l'enfant a été domicilié en France au moins six ans sur les dix années précédant le décès, l'article 750 ter du CGI rend imposable en France tout ce qu'il reçoit, où que soient les biens. Seule une installation réelle et durable de toute la famille change l'analyse, et les biens situés en France restent imposables en France.
Existe-t-il une convention France-Luxembourg sur les successions ?
Non. La convention fiscale du 20 mars 2018 couvre les impôts sur le revenu et sur la fortune, pas les droits de succession ni de donation. Le risque de double imposition se gère par l'imputation de l'article 784 A du CGI, limitée aux droits étrangers payés sur des biens situés hors de France.
Comment transmettre une entreprise familiale au Luxembourg ?
En interposant une holding qui détient l'entreprise, puis en transmettant des parts de holding : donation en pleine propriété ou en nue-propriété avec réserve d'usufruit, par tranches si la famille le souhaite, encadrée par un pacte d'associés. Les actes sont reçus par le notaire ; nous préparons la valorisation, les registres et le reporting.
Peut-on donner des parts de holding en gardant l'usufruit ?
Oui. La donation de la nue-propriété avec réserve d'usufruit est un acte notarié courant : le donateur conserve les dividendes et les droits que lui réservent les statuts, le donataire devient plein propriétaire au décès sans nouvel acte. Le registre des associés et, si les seuils de contrôle changent, le registre des bénéficiaires effectifs sont mis à jour.
Comment évaluer les parts d'une holding pour une donation ?
À partir de l'actif net comptable corrigé : participations et immeubles sous-jacents à leur valeur réelle, dettes et engagements déduits, puis ajustement pour une participation minoritaire ou une clause d'agrément. Le dossier repose sur des comptes approuvés et déposés ; nous le préparons et le remettons au notaire qui reçoit l'acte.
Puis-je choisir la loi applicable à ma succession ?
Le règlement (UE) 650/2012 permet de choisir par testament la loi de sa nationalité ; à défaut, la loi de la dernière résidence habituelle s'applique. Ce choix porte sur la dévolution civile, pas sur l'impôt. L'analyse relève de votre notaire ou avocat ; nous structurons en conséquence.
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